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Page:Laprade - Les Symphonies - Idylles héroïques, Lévy, 1862.djvu/287

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Il est vaillant jouteur du poing et du bâton ;
C’est lui qui dans la lice, aux fêtes du canton,
Lance au but les folles cavales ;
Du village ennemi son bras est redouté ;
Près de lui, beau danseur rayonnant de gaîté,
Toutes les filles sont rivales.

S’il part conscrit, bien vite il est fait grenadier.
Honneur aux hommes forts ! au solide bouvier :
Sa place est partout la première.
A table avec son maître, assis au même banc,
Il a sa bonne part du cidre et du pain blanc,
Servis des mains de la fermière.



CHANT DE LABOUR


Plus loin ! creusez encore un plus vaste sillon,
Mes fiers taureaux, avant de rentrer à l’étable ;
Ma voix excite encor d’un paisible aiguillon
Votre lenteur infatigable.

Le travail presse, amis ! il faut qu’il dure encor,
Il faut de l’héritage avoir atteint les bornes,
Avant que ce sommet cache le globe d’or
Qui luit en face entre vos cornes.

Retournons bien ce sol du levant au couchant ;
Qu’il offre un lit fécond au grain que l’on y sème !