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Page:Laprade - Les Symphonies - Idylles héroïques, Lévy, 1862.djvu/256

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FRANTZ


Je fuirai sans regrets ce toit sombre et mon livre,
O printemps ! mais je veux du moins,
Sous ton jeune soleil qui m’invite à le suivre,
Marcher sans guide et sans témoins.

Je hais tous les sentiers que le passant me nomme,
Tout lieu d’où je suis revenu ;
Je veux, dans le désert, loin des traces de l’homme,
Je veux voir de près l’inconnu.



LE BÂTON DE L’AÏEUL


Toi qui cherches ton passage,
Fier de le trouver tout seul,
Si ton cœur est resté sage,
Prends le bâton de l’aïeul.

Quelque jour, entre deux routes,
Hésitant, chargé d’ennui,
Situ t’assieds, si tu doutes…,
Laisse-toi guider par lui.

Tu peux sur sa rude écorce
T’appuyer en sûreté ;
Il a donné de sa force
À tous ceux qui l’ont porté.