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Page:Lao-tseu traduit par Jules Besse.djvu/150

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LXXII



Du jour où le peuple ne craignit pas de montrer une crainte respectueuse, le désir d’inspirer une crainte de ce genre fut désordonné, on observa tout le temps les distances, on fut mécontent pour la vie durant. Il n’y eut plus que du mécontentement. Ainsi s’explique leur mécontentement.

Voilà pourquoi quand des saints se reconnaissent, ils ne se regardent pas. Voilà pourquoi, quand des saints ont de l’amitié l’un pour l’autre, d’interminables saluts les saints ne s’honorent pas.

Voilà pourquoi les saints, cessant de se comporter comme il vient d’être dit, se règlent sur ce qui va être dit dans le chapitre suivant.