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Page:Lao-tseu traduit par Jules Besse.djvu/141

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l’agissement et la peur que j’ai de me mettre en avant.

J’ai pour les hommes l’affection susdite : voilà pourquoi j’ai le courage de les supporter.

Je mène le petit train susénoncé : voilà pourquoi je n’en suis pas à joindre les deux bouts.

Je suis, comme je viens de le dire, timide devant l’action et n’ose me mettre en avant : voilà pourquoi je peux prendre mon temps avant de me reconnaître un talent consommé.

Aujourd’hui, s’il me fallait cesser d’aimer les hommes comme de grands enfants et par là-même de les supporter, aujourd’hui s’il me fallait cesser mon petit train et par là-même de joindre les deux bouts, aujourd’hui s’il me fallait cesser de céder la place à tout le monde et par là-même de conserver le dernier rang, j’en mourrais.

Avec ce parti pris d’aimer les hommes comme de grands enfants, quand on les