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Page:Languet - Catéchisme du diocèse de Sens, 1765.djvu/72

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Catéchiſme
PRATIQUES. 1. Quand on a quelque choſe à ſouffrir, l’offrir à Dieu en ſatisfaction de ſes péchez, avoüant qu’on en a mérité davantage.
2. Pratiquer chaque jour quelque mortification, ſoit dans ſes repas, ſoit dans ſes plaiſirs, ſoit dans ſon travail, ſe privant de quelque commodité pour l’expiation de ſes péchez.
3. Pratiquer auſſi chaque jour quelque oeuvre de charité envers le prochain.
4. Partager ſon revenu, ou le gain de ſon travail, ou de ſon négoce, et en donner une certaine portion pour ſoulager les pauvres.

XXXVIII. De l’Extrême-Onction.

D. QU’eſt-ce que l’Extrême-Onction ?
R. C’eſt un Sacrement inſtitué pour le ſoulagement ſipirituel et corporel des malades.
D. Comment l’Extrême-Onction ſoulage-t’elle ſpirituellement les malades ?
R. 1. Elle donne la force contre les tentations du démon et les horreurs de la mort.
2. Elle acheve la rémiſſion des péchez, dont elle purifie les reſtes.
D. Comment l’Extrême-Onction ſoulage-t’elle corporellement les malades ?
R. 1. Elle donne la patience pour ſupporter la maladie.
2. Elle rend la ſanté du corps, s’il eſt expédient pour le ſalut du malade.
D. Ne peut-on la recevoir que quand on eſt à l’extrémité ?
R. Il ſuffit d’être dangereuſement malade, il n’eſt pas même à propos de differer à l’extrémité.
D. Pourquoi ne pas differer à l’extrémité ?
R. Parce qu’on ſe diſpoſe mieux à recevoir ce Sacrement quand on a la raiſon libre, et d’ailleurs en dif-