Page:Langlois - Seignobos - Introduction aux études historiques, 1899.djvu/310

Cette page a été validée par deux contributeurs.

Nous essayons ici de formuler ces questions dans un tableau méthodique.

1o Organisation générale. — Quel but peut se proposer l’enseignement de l’histoire ? Quels services peut-il rendre à la culture de l’élève ? Quelle action peut-il avoir sur sa conduite ? Quels faits doit-il lui faire comprendre ? Quelles habitudes d’esprit doit-il lui donner ? Et, par conséquent, quels principes doivent diriger le choix des matières et des procédés ? — L’enseignement doit-il être disséminé sur toute la durée des classes ou concentré dans une classe spéciale ? doit-il être donné dans des classes d’une heure ou de deux heures ? — L’histoire doit-elle être distribuée en plusieurs cycles, comme en Allemagne, de façon à faire revenir l’élève plusieurs fois à différentes périodes de ses études sur le même sujet ? Ou doit-elle être exposée en une seule suite continue depuis le commencement des études, comme en France ? — Le professeur doit-il faire un cours complet, ou doit-il choisir quelques questions et charger l’élève d’étudier seul les autres ? Doit-il exposer oralement les faits ou ordonner aux élèves d’en prendre d’abord connaissance dans un livre, de façon à remplacer le cours par des explications ?

2o Choix des matières. — Quelle proportion doit-on donner à l’histoire nationale et à l’histoire des autres pays ? À l’histoire ancienne et à l’histoire contemporaine ? Aux histoires spéciales (art, religion, coutumes, vie économique) et à l’histoire générale ? Aux institutions ou aux usages et aux événements ? À l’évolution des usages matériels, à l’histoire intellectuelle, à la vie sociale, à la vie politique ? À l’étude des accidents individuels, à la biographie, aux épisodes dramatiques ou à l’étude des enchaînements et des évolutions générales ? Quelle place doit-on faire aux noms