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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/94

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LA MOISSON NOUVELLE


Chaque feuille nouvelle a souri sur sa tige,
Au fond du vert taillis le merle s’est caché,
Et le léger nuage au ciel pris de vertige,
Tendrement, sur le bord du ruisseau, s’est penché…

La nature, infinie en ses métamorphoses,
A préparé sans bruit, le rêve et les amours,
Et pour mieux célébrer la naissance des roses,
Les vieux arbres ont mis leur manteau de velours…

Oh ! la douceur d’aimer quand la terre est si belle,
Et la douceur de vivre en les bois rajeunis !
Oh ! le plaisir d’entendre en la nuit solennelle,
Le vrai bonheur.chanter au fond de tous les nids !…