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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/93

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LA MOISSON NOUVELLE


PRINTEMPS

(Sur une Composition de Greig)




L’air est pur, l’air est doux, et la forêt sereine
Peuple sa profondeur d’un ramage d’oiseaux.
L’Heure, drapée en sa robe de souveraine,
Au bois mystérieux déroule ses fuseaux…

O vous tous qui passez le long de cette pente,
Voyez comme le jour a doré le cyprès.
Comme l’arbre frémit, comme le ruisseau chante,
Et comme le soleil rit dans les bois épais !…