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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/68

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LA MOISSON NOUVELLE


Scrutant les horizons où le destin se joue,
Heureux, tu t’en allais vers l’immense inconnu,
Cependant que ton œil montait loin de la proue
Et que l’aube du ciel éclairait ton front nu !…

Devant tes yeux profonds passaient les silhouettes
D’un monde sans limite, aux multiples climats,
Et tes regards ardents — comme un vol de mouettes —
Doraient de leurs rayons les drisses et les mâts.

Mais tout geste éclatant suscite une âme vile.
L’envie est rugissante dans l’ombre. Et voilà
Que tu vis apparaître un Perras de Séville,
Et l’œil sinistre d’un Cenell Bovadilla !…