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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/65

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LA MOISSON NOUVELLE


III


Du coteau verdoyant où ta blanche statue
Évoque ta grandeur, et ta voix qui s’est tue,
O mort, — Toi qu’on devrait ne nommer qu’à genoux —
Que ta grande âme plane encore autour de nous !
Que ton geste pétri de vaillance et d’adresse
Renaisse foudroyant ! Que ton grand corps se dresse,
Et que ton œil hautain veille sur la cité
Où de lâches vendeurs trahissent la Beauté !
Que ton front rayonnant de gloire et de souffrance
Éclaire l’avenir de notre jeune France,
Et pour nous enflammer aux ardeurs d’autrefois
Que ta muette bouche ait encore une voix !…