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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/45

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LA MOISSON NOUVELLE


RÊVE DU SOIR




Quand le soleil, dans un flot de pourpre et de sang,
Derrière les sommets majestueux descend,
Couvrant de son manteau la haute forêt vierge,
Et les buissons secrets d’où le parfum émerge,
Quand le soleil, dorant les ravins tortueux,
Ouvre des lacs d’azur dans les marais boueux,
Et d’un reflet où toute chose se redore,
Plus chaud que le midi, plus vivant que l’aurore,
Verse à flots la clarté du ciel sur le chemin,
Et pare de ses feux l’âpre désert humain,