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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/34

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LA MOISSON NOUVELLE


Dans le ciel devenu gris et calme, la lune
Au-dessus d’un pré vert, des seigles émergeant,
Montre, dans le fouillis de la montagne brune,
Son œil d’argent…

Le mont, resplendissant sous des lueurs sans nombre,
Sent descendre la nuit qui couvre le ravin.
L’église, près des champs, brille et lève dans l’ombre
Son doigt divin.

La plaine que ta main inlassable a semée
S’apaise en la douceur du couchant qui s’éteint :
Homme, ne vois-tu pas monter une fumée
Dans le lointain ?