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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/25

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LA MOISSON NOUVELLE


AUTOMNE




Les buissons angoissés et pâles ont frémi.
La feuille morte ouvrant soudain son aile grise
Retombe lourdement sur le sol endormi,
Comme l’oiseau craintif qu’un adroit chasseur vise.
Déjà le cher sentier, mélancolique et seul,
A des teintes d’hiver. Déjà la bise traîne
Les restes des beaux jours, et leur fait un linceul
Dans les plis de sa longue traîne…