Ouvrir le menu principal

Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/186

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
184
LA MOISSON NOUVELLE


Cependant un filet de soleil brille encore
En arrière des caps aux abîmes secrets,
Et s’étend jusqu’au bord des grèves que décore
La sombre intybellie et les fenouils épais…

Une voile frissonne entre les vagues vertes ;
Un bateau de pêcheur aborde le rocher.
L’homme se bat les mains, d’écailles recouvertes,
Et sous un lourd fardeau tout son corps est penché…

Mais avant de plier ses agrès et ses voiles,
Il a jeté les yeux sur la côte, là-bas ;
Il perçoit dans la nuit, à travers les étoiles,
Le foyer où les siens le rappellent tout bas…