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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/177

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LA MOISSON NOUVELLE


Cette demeure désuète
Au toit noir, aux tristes volets,
Cette rigide maisonnette
Pour eux vaut autant qu’un palais.

Car en cette retraite obscure
Au temps des lilas embaumés,
Avec leur âme ardente et pure
Des amoureux s’y sont aimés…

Avec la tendresse suprême
Qui fait tous les cœurs oppressés,
Ils se sont murmuré : je t’aime,
Et leurs doigts se sont enlacés…