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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/162

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LA MOISSON NOUVELLE


Il n’est pas de montagne. Une côte un peu rase,
Où l’on voit, çà et là, fumer une maison,
— Car de sa masse la montagne nous écrase
Et cache à notre rêve un magique horizon…

Aucun lac ne sommeille au sein du voisinage,
— Un lac est traître et cache en lui des coups de vent.
Aucun lac, mais tout près, dans un lit de feuillage
Un ruisseau gazouilleur, tortueux et vivant…

Un ruisseau babillard dont l’eau toute moirée
Au midi, lutte de splendeur avec le ciel,
Et dont l’onde a parfois, dans sa robe dorée,
Un reflet qu’on pourrait croire immatériel…