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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/14

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LA MOISSON NOUVELLE


Le buisson recouvert de feuillages ondoie
Et s’orne vers le soir de reflets empourprés ;
Il monte de partout des murmures de joie ;
On dirait qu’on entend pousser l’herbe des prés…

La vie universelle et généreuse abonde.
L’arbre tend vers l’azur ses gestes infinis.
La sève bout aux flancs de la terre féconde,
Les oiseaux dans les bois recommencent leurs nids…

Que mon vers te célèbre et que ma voix te loue
O Nature, pour ta reposante beauté !
Pour le vent tiède qui vient caresser ma joue,
Pour les soirs odorants baignés de majesté !