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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/127

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LA MOISSON NOUVELLE


Comme ces jours sont loin ! Sa chair est devenue
Le jouet du déclin dont nul ne se défend.
Ses bras, si doux jadis à l’enfance ingénue,
Ne pourraient plus porter un tout petit enfant !…

Qu’il est triste, ô mon Dieu, ce déclin ! Triste même
Avec la foi vivace et l’espérance en vous ;
Triste lorsque l’on voit des petits fils qu’on aime,
S’en aller rayonnants dans le jour clair et doux !

Ils jouent. Comme ils sont beaux ! Ah ! son vieux cœur
Dans le flot des regrets ardents à le blesser. [se noie
Ils jouent. Le ciel est pur et leur groupe tournoie…
— Ah ! songer que bientôt il faudra les laisser !…