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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/119

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LA MOISSON NOUVELLE


Tandis que de vos sœurs les troupes vagabondes
Pleurent un rêve cher et cruel, tour à tour,
Dans le rayonnement de vos heures fécondes
En votre âme grandit un immuable amour.

On vous voit, méditant au fond de la chapelle,
Souriante, parmi les feux éblouissants.
Vous entendez au loin la voix qui vous appelle,
Et vos rêves divins montent avec l’encens…

Gloire à vous, chaste vierge, offrande que Dieu cueille,
Lys de chair que le ciel lui-même a protégé,
O fleur que nulle main sacrilège n’effeuille,
Amour qui ne sera par nul mal outragé !…