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CYLLÈNE — CYMBULIA

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frontières de l’Achaïe, un des points culminants du Péloponèse, aujourd’hui Ziria ; elle était consacrée à Hermès (Mercure). — II. Ville de l’Elide, port d’Elée, aujourd’hui Chiarenza.

CYLLOSOME (Térat.). Genre de monstres célosomiens (V. Célosomie).

CYLON. Athénien de la race des Eupatrides qui vivait au vu siècle av. J.-C. ; vainqueur aux jeux Olympiques, beau-père de Téagène, tyran de Megène, il tenta de s’emparer de la tyrannie à Athènes ; avec des partisans armés, il s’empara de l’Acropole ; il y fut assiégé, affamé : il s’échappa avec son frère ; ses partisans s’étaient réfugiés au pied des autels, on leur promit une libre retraite, mais on les massacra ; cette souillure fut regardée comme très grave ; non seulement les Athéniens firent purifier la cité par Epiménide (V. ce nom), mais ils proscrivirent les meurtriers sacrilèges et leurs descendants ; cette mesure tombée en désuétude fut plusieurs fois invoquée par la suite.

CYMAISE (Archit. et peint.) (V. Cimaise). CYMATOPLEURA (V. Smith, -1833) (Bot.). Genre de Diatomacées de la tribu des Surirellées, à frustules simples et libres ; à valves elliptiques larges ou étroitement allongées et souvent contractées au centre ; à surface valvaire ondulée transversalement et finement striée, munie souvent d’un pseudo-raphé peu visible. Les Cymatopleura appartiennent aux eaux douces, les espèces sont peu nombreuses. Bibl. : W. Smith, Synopsis Brit. Diat.,p. 37. — Kutzing, Species Algarum, p. 34, et Bacillarien. — Brèbisson,Co71sidérations, p. 17. — Pritchard, Infusoria, p. 793, etc., etc. CYMATOSIRA (Grunow, 4862) (Bot.). Genre de Diatomacées, de la tribu des Fragilariées, à frustules réunis en rubans ; à valves lancéolées, couvertes de ponctuations assez fortes et disposées en quinconces, sans raphé ni pseudoraphé.

Bibl. : Grunow, Verhandlungen der Kais. Kœnig. Zool. Botan. Gesellschaft ; Vienne, 1862, p. 377. CYMBALAIRE(V. Linaire).

CYMBALE (Mus.). Instrument originaire de l’Orient, composé de deux plaques circulaires de bronze de 40 centim. de diamètre, ayant au centre une concavité à laquelle est attachée extérieurement une lanière de cuir qui permet de suspendre l’instrument à la main de l’exécutant. Le son émis par les cymbales est très violent et peut dominer les tutti d’un grand orchestre. Les cymbales doivent être jouées par un instrumentiste spécial ; à ce prix, leur sonorité prend un caractère saisissant. C’est donc un tort d’accoupler les cymbales à la grosse caisse et de confier à un seul artiste l’exécution des deux instruments. C’est avec juste raison que Berlioz comparait le choc de deux cymbales ainsi disposées au bruit que pourrait faire la chute d’un sac de ferrailles ou de verre cassé (Traité d’instrumentation). La cymbale est un instrument fort ancien ; il tenait une grande place dans la musique des Hébreux. La Bible en fait souvent mention sous les noms de sélselim et de mesilfayim. On a trouvé des cymbales assyriennes dans les ruines de Ninive, et, de nos jours, à Pompéi, on a reconstitué une collection très variée de petites cymbales antiques en bronze, de toutes dimensions, rendant un son argentin délicieux. Berlioz a tiré parti de cette sonorité nouvelle dans son scherzo fantastique de Roméo et Juliette.

Il y a différentes façons de jouer des cymbales. Outre la percussion violente des deux plateaux, rendant un son extrêmement sauvage (chœur de Scythes de Gluck), on peut, en les frottant légèrement et les laissant vibrer longuement, obtenir une sorte de bruissement d’un effet fantastique extraordinaire (Bacchanale du Tannhàuser de B. Wagner, pp. 46, 51 et 52 de la partition d’orchestre). On peut aussi séparer les deux cymbales et frapper un seul des plateaux, suspendu à la main, avec la mailloche de la grosse caisse ou les baguettes des timbales. Wagner a tiré un effet nouveau de cette percussion (Partition de la Gôtterddmmerung). Il l’indique par cette phrase : Beckenmit Cymbe.

Paukenschlàgeln. — La sonorité des cymbales a perdu de sa réelle valeur esthétique par l’abus qu’en ont fait les compositeurs vulgaires et les chefs de musique. Les compositeurs modernes tendent à réhabiliter les cymbales dans l’orchestre et à ne s’en servir que dans des moments précis où elles ont leur raison de paraître. La plupart du temps elles viennent couronner le sommet d’un tutti grandissant de l’orchestre. On pourrait citer à ce propos le coup des cymbales de la grande scène d’amour dans VEsclarmonde de M. Massenet. Charles Bordes.

Bronze de cymbale (V. Bronze, t. VIII, p. 146). CYMBALLUM (Mus.) (V. Clavecin).

CYMBE. Vase à boire, en différentes matières, employé chez les Grecs et les Bomains dans les repas ou les sacrifices. Les savants

ne sont pas d’ac-

cord sur la forme

de ces sortes d’us-

tensiles, ni sur la

différence qui exis-

tait, au moins dans

l’origine, entre la

xup.67] et le xup.-

6fov. On leur attri-

bue en général une

forme ronde et pro-

fonde qui les rap-

proche de nos sé-

billes modernes

(V. l’art. Cymbe, Cymbion dans le Dictionnaire des Antiquités de Saglio).

CYMBELLA (Âgardh, 1830) (Bot.). Genre de Diatomacées, servant de type à la tribu des Cymbellées, à frustules simples et libres. Les espèces qui appartiennent à ce genre vivent toutes dans les eaux douces. Bibl. : Agardh, ConspectusCriticus. Diatom.,ï, p. 9. — Kutzing, Bacillarien, p. 79. — W. Smith, Synops. Brit. Diat., I, p. 17, et Species Algarum.

CYMBELLÉES (Bot.). Tribu de Diatomacées, comprenant des genres dont les frustules sont tantôt libres, tantôt portés sur des pédicelles dichotomes, ou disposés en séries dans une masse gélatineuse transparente, affectant la forme d’un tube ; parmi ces frustules les uns sont simples, d’autres réunis deux à deux parle bord le moins bombé ; d’autres, à section transversale cunéiforme, sont réunis à un certain nombre par la face valvaire et constituent alors une colonie ayant la forme d’une moitié d’orange. Les deux valves des frustules sont semblables, cintrées ou cymbiformes et asymétriques par rapport au grand axe ; leur surface porte des stries plus ou moins rayonnantes ou des côtes ; elles sont munies d’un raphé cintré, très rarement droit, avec nodules au centre et aux extrémités ; quelquefois le raphé est anguleux, sans nodules et souvent n’atteint pas les extrémités de la valve (Epithemia). L’endochrome est constitué par une seule lame dont le milieu repose sur l’un des côtés de la zone, il recouvre les deux valves adjacentes en laissant libre l’autre côté de la zone ; rarement les lames sont laciniées transversalement sur les valves (Epithemia). Cette tribu renferme les genres suivants : Cymbella, Cocconema, Encyonema, Epithemia et Amphora. P. Petit. CYMBOSIRA (Kutzing, 1844) (Bot.). Genre de Diatomacées, de la tribu des Achnanthées , à frustules linéaires, courbés en genou, formés par deux valves linéairesoblongues dissemblables, l’une munie d’un raphé avec nodule, l’autre privée de nodule ; les stries sont transversales. Les Cymbosira vivent dans la mer, fixés aux plantes par un de leurs angles au moyen d’un coussinet gélatineux. P. Petit.

Bibl. : Kutzing, Bacillarien, 1844, p. 77. — Grunow, Verhand. Zool. Bot. GeselUchaft ; Vienne, 18G3, p. 146. CYMBULIA (Malac). Ce genre, type de la famille des Cymbulidce, de la classe des Mollusques Ptéropodes, a été établi par Pérou et Lesueur pour un Mollusque à corps oblong. pourvu de deux nageoires très développées ; tête