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CYBISTETER - CYCADACÉES

— liSO —

Cybisteter laterali-margi-

nalis De G. (un peu grossi).

rieurs courts et irréguliers, lobés entre l’éperon intérieur et les tarses, dont le dernier article est terminé par un seul crochet. Ce sont des

insectes de grande tail-

le, répandus surtout

dans les pays chauds,

où ils paraissent rem-

placer les Dyticus. L’es-

pèce type, G. laterali-

marginalis De Géer

(C. Rceseli Fuessl.), se

trouve communément en

Europe dans les étangs,

les mares et les pièces

d’eau. Il est long d’en-

viron 30 millim., dé-

primé en dessus, élargi

en arrière, d’un vert

olivâtre avec le des-

sous du corps, le labre,

les côtés du prothorax

et une bande le long

du bord externe des

élytres de couleur jau-

ne. Ses métamorphoses

ont été observées par Rœsel (Ins. Belust. [Wasser-bisJ], p. 9, pi. II, fig. 1-2) ; Sturm (Deutsch. Faun., VIII, 65, pi. 193) et Schiodte (Nat. 7ids., 1804, III, p. 183, pi. VII, fig. 10-16). Ed. Lef.

CYBIUIYI (Ichtyol.). Genre de Poissons osseux (Téléostéens), de l’ordre des Acanthoptérygiens Cotto-Scombriformes et de la famille des Scombridce, caractérisé par la dorsale continue, avec des épines faibles, généralement sept petits rayons à la suite de la dorsale et de l’anale : écailles rudimentaires ou complètement absentes ; dents fortes, une crête longitudinale de chaque côté delà queue. La forme la plus commune est le Cybium tritor, propres aux côtes de l’Afrique occidentale, et il apparaît par bandes innombrables. Sa chair est très estimée et diffère peu de celle du Maquereau. Rochbr.

Bibl. : Gunther, Study of Fishes. — De Rochebrune, Faune de la Sénégambie ; Poissons.

CYBO. Famille italienne d’origine grecque dont les principaux personnages furent : Lamberto, qui combattit les Sarrasins, leur reprit l’île de Capraja et s’établit à Gênes ; Arano (1377-1437), vice-roi de Naples pour le roi René, puis patrice et préfet de Rome ; son tils Giambattista devenu pape sous le nom d’Innocent VIII (V. ce nom) ; son autre tils Francesco, comte de Ferentillo ; le fils de celui-ci, Innocent (1491-1330) (V. ci-dessous) ; Alderano (1013-1700), nommé cardinal par Innocent X, mourut doyen du sacré collège.

CYBO (Innocent), prélat italien, né en 1491, mort en 1330. Par son père, François, comte de Ferentillo, il était petit-fils du pape Innocent VIII, et par sa mère, Madeleine de Médicis, de Laurent le Magnifique. Il fut comblé dès le jeune âge de bénéfices ecclésiastiques, surtout par le pape Léon X, son oncle maternel, qui avait reçu le chapeau d’Innocent VIII. Il eut à la (ois les archevêchés de Messine, de Turin et de Gênes, huit évêchés et les deux abbayes de Saint-Victor de Marseille et de Saint-Ouen de Rouen que lui conféra François I er . (le cumul scandaleux fut en partie justifié par le mérite dont il fit preuve. Après le sac de Rome par les troupes de Bourbon, il empêcha les cardinaux affolés de transférer le saint-siège à Avignon (1327). Après l’assassinat d’Alexandre de Médicis (1337), il gouverna la Toscane avec sagesse, et contribua à en transmettre la souveraineté à Cosme de Médicis. Il prit une part considérable à l’élection du pape Paul III et mourut à l’âge de cinquante-neuf ans.

CYBOBIUM (V. Ciboriom).

CYBULKA ou CEBULKA, diplomate polonais du XIV e siècle. On ignore le lieu de sa naissance et celui de sa mort. 11 fut chargé de diverses missions auprès du roi de Bohème et de l’empereur, et contribua a déjouer les intrigues de l’empereur Sigismond qui cherchait à séparer la Lithuanie de la Pologne. L. L.

CYBULSKI (Adalbert), savant polonais, né à Konen (grand-duché de Posen) le 10 avr. 1808, mort à ISreslau le 13 févr. 1807. Il fit ses études en Prusse ; en 1830, il entra dans l’armée polonaise et lutta vaillamment contre les Russes. Fait prisonnier, il ne fut mis en liberté qu’en 1834. Après avoir pris le titre de docteur à Berlin, il alla en Autriche étudier les dialectes slaves. En 1841, il enseigna la philologie slave a l’université de Berlin. En 1848, il prit part au congrès slave de Prague ; en 1847, il fut député à la Chambre prussienne. En 1800, il fut nommé professeur à l’université de Rreslau. Il a contribué à un grand nombre de recueils polonais et publié à part : Die Slawischen Orstnamen der Insel Potsdam (Berlin. 1839) ; 1rs Runes slaves (en polonais, 1866). On a publié après sa mort : les Dziady de Mickiewicz (Posen, 1863), et Leçons sur la poésie polonaise dans la première moitié du xxx. e siècle (Posen, 1870 ; trad. en allemand, 1880, 2 vol.). L. L. CYCADACÉES. I. Botanioue. — (Cyeadaceœ Lindl.). Famille de Végétaux Dicotylédones, dont les représentants tiennent à la fois des Palmiers par leur port, des Fougères par leur préfoliation circinale et des Conifères par leur organisation. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles longues, pennées, disposées en couronne au sommet du tronc, roulées en crosse avant leur épanouissement. Les fleurs, dioiques, sont disposées en chatons ou en cônes. Les mâles sontforméesd’écailles épaissies en forme de tète de clou et portent à leur face inférieure de nombreuses étamines réduites à des anthères uniloculaires ; les femelles sont semblables aux mâles et portent alors, à la face inférieure de chaque écaille peltée, deux ovules obliques ou renversés, ou bien elles sont constituées par des feuilles avortées, imbriquées en forme île cône sessile et munies, sur leurs bords, de dents séparées, à l’aisselle de chacune desquelles est inséré un ovule nu ou dressé. Les graines sont pourvues d’un albumen volumineux, au milieu duquel est placé l’embryon.

Très abondantes aux époques géologiques anciennes, les Cycadacées sont réduites de nos jours à quatre-vingt-dix espèces environ réparties dans une dizaine de genres, dont les principaux sont : Cijcas L., Zamia L. et Enceplialartos Lehm. Ed. Lef.

II. Paléontologie. — Au point de vue phylogénétique, les Cycadacées, quoique susceptibles d’être rapprochées des Conifères par la disposition ou la forme d’une partie de leurs organes reproducteurs, se rattachent essentiellement au stade « progvninosperniique » de de Saporta et Marion, et constituent même le seul type de la nature actuelle qui soit dans ce cas. C’est un rameau détaché d’une souche ancestrale diploxylée (V. Diploxylf.es) dont elles tiennent le plan caulinaire et le double faisceau foliaire. Par la structure de leur tige, elles offrent en effet des rapports évidents avec les Poroxylées, les Cordaïtes et même les Sigillarinées.

Cette structure est essentiellement caractérisée par l’existence d’un anneau ligneux ou bois primaire entourant la moelle et dépourvu extérieurement de zones d’accroissement périphérique, mais entouré de parenchyme libérien qui sépare ce bois des rangées de bois secondaire ou bois cortical, d’origine postérieure et différente, et entre lesquelles il pénètre, enfin d’un parenchyme cortical et d’une dernière zone sus-épidermique ou d’acerescence périphérique. De plus, quoique les feuilles de Cycadacées soient pinnées ou bipinnées, la forme des carpophylles et des androphylles, c.-à-d.des bractées foliaires supportant les parties sexuées, permet de supposer que primitivement ces feuilles étaient entières et simples ou lobées et incisées sur les bords ou encore bipartites, d’où des analogies évidentes avec les Cordaïtes et les Salisburiées prototypiques. — Quoi qu’il en soit, les Cycadacées dont on trouve les empreintes