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CROIX (Montagne de) (en russe Krestovaia gora). Elle fait partie de la chaîne principale du Caucase, et atteint une hauteur de 2,630 m.

CROIX. Coin, du territoire de Belfort, canton de Délie ; 303 liai». Douane.

CROIX (La). Coin, du dép. d’Indre-et-Loire, arr. de Tours, rant. de Bléré ; 1,28 !) liai).

CROIX. Coin, du dép. du Nord, arr. d’Avesnes, cant. de Landrecies ; 832 hah.

CROIX. Corn, du dép. du Nord, arr. de Lille, cant. de Roubaix ; 9,528 hab. Stat. du ch. de fer du Nord, ligne de Lille à Tourcoing. Belle église moderne de style gothique. CROIX. Coin, du dép. du Pas-de-Calais, arr. et cant. ili’ Saint-Pol-sur-Ternoise ; 239 hab. CROIX (La). Coin, du dép. de la llaute-Vienue, arr. de Bellac, cant. du Dorât ; 762 hab.

CROIX-aux-Bois (La). Coin, du dép. des Ardennes,arr. et cant. de Vouziers ; 407 hab. Le défilé de la Croix-aux-Bois, ou |>asse la route de Stenay à Vouziers, joua un grand rôle dans la campagne de YArgomie (V. ce mot, 1. 111, pp. 872 et suiv.).

CROIX-Aux-MiNEs(La).Com. du dép. des Vosges, arr. de Saint-Dié, cant. de Fraize ; 1,610 hab. CROIX-Avranchin (La). Com. du dép. de la Manche, arr. d’Avranches, cant. de Saint-James ; 781 hab. Eglise ancienne, mais ayant subi tant de remaniements que l’édifice primitif a presque totalement disparu. Croix anciennes. CROIX-Blancte (La). Com. du dép. de Lot-et-Garonne, arr. d’Agen, cant. de Laroque-Timbaut ; 535 hab. CROIX-Chapeau (La). Com. du dép. de la Charente-Inférieure, arr. de La Rochelle, cant. de La Jarrie ; 551 hab.

CROIX-Comtesse (La). Com. du dép. de la Charente-Inférieure, arr. de Saint-Jean-d’Angely, cant. de Loulay ; 302 hab.

CROIX-de-la-Rochette. Com. du dép. de la Savoie, arr. de Chambéry, cant. de La Rochette ; 281 hab. CROIX-de-Vie. Com. du dép. de la Vendée, arr. des Sables-d’Olonne, cant. de Saint-Gilles-sur-Vie ; 1,667 hab. GROIX-du-Perche. Coin, du dép. d’Eure-et-Loir, arr. Nogent-le-Rotrou, cant. de Thiron-Gardais ; 438 hab. CROIX-en-Brie (La). Com. du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Provins, cant. de Nangis ; 755 hab. CROIX-en-Chami>agne (La). Com. du dép. de la Marne, arr. et cant. de Sainte-Menehould ; 126 hab. CROIX-Fonsommes. Coin, du dép. de l’Aisne, arr. de Saint-Quentin, cant. de Bohain ; 515 hab. CROIX-IIelléan (La). Coin, du dép. du Morbihan, arr. de Ploérmel, cant. de Josselin ; 817 hab. Chapelle Saint-Mandé (but de pèlerinage), qui d’après la tradition s’élève sur la sépulture des Bretons tués en 1351 au combat des Trente. Une pyramide de granit a été érigée en 1823, sur l’emplacement du Chène-Mivoie, près duquel avait eu lieu le combat. Une croix cominémorative, rétablie après la Révolution, a donné son nom au village. CROIX-Molignaux (Cruces). Com. du dép. delà Somme, arr. de Péronne, cant. de Ham , dans une plaine ; 496 hab. Avant la Révolution, la seigneurie de Croix appartenait au chapitre de Noyon et aux marquis de Nesle. Belle église : nef avec transept et bas côtés du xvi c siècle, en style gothique flamboyant , voûtés en pierres avec liernes et tiercerons, et clefs sculptées avec porche de la Renaissance sur le côté ; chœur et abside de la fin du xii e siècle ou du commencement du xiu e (voûtes sur croisées d’ogives ; fenêtres en plein cintre, frise d’arcs à l’extérieur). Retable représentant la Passion, et bancs en bois sculptés du xvi° siècle ; maître-autel et boiseries en chêne sculpté, et grilles en fer forgé du xvm e siècle. Bibl. ". De Cagny, Histoire de l’arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines ; Péronne, 1869, t. H, p. 283, in-8.

CROIX-Saint-Léger (La). Coin, du dép. des Alpes-Maritimes, arr. et cant. de Puget-Théniers ; 418 hab. CROIX-Saint-Leufroy (La). Com. du dép. de l’Eure, arr. de Louviers, cant. de Gaillon, sur l’Eure ; 683 hab. Stat. du ch. de fer dép. de l’Eure, ligne d’Elbeuf à Dreux, De l’ancienne abbaye, fondée au vn e siècle par saint Leufroy, il ne subsiste que la maison abbatiale qui est moderne. Ruines de la tour de Crèvecœur (xn e siècle). CROIX-Saint-Ouen (La). Com. du dép. de l’Oise, arr. et cant. de Coinpiègne, à la lisière de la forêt de Compiègne ; 1,471 hab. Ancienne croix sculptée. CROIX de Castries (Famille de La) (V. Castries). CROIX de Dromez (Ch.-J. de) (V. Clerfayt). CROIX du Maine (François Grudé, sieur de La), bibliographe français, né au Mans en 1552, assassiné, dit-on, à Tours en 1592. Sa vie privée est peu connue. On sait seulement qu’il fut en relations suivies avec les principaux érudits du xvi° siècle : Scaliger, Belleforest, Brisson et autres qui, plus d’une fois, lui empruntèrent la matière de leurs écrits, et qu’il passa la majeure partie de son existence ;

! de vastes compilations historiques qui ont été perdues 

pour la plupart. Son chef-d’œuvre est la Bibliothèque françoise (Paris, 158i, in-fol.), grand répertoire bibliographique qui rend les plus grands services, malgré d’inévitables erreurs, et dont il y a eu plusieurs éditions, celle notamment de Rigoley de Juvigny (Paris, 1772, in-4), enrichie de notes de La Monnoye, de Lacurne de Sainte-Palaye, de Bréquigny, de Capperonnier, de Falconnet, etc. On réunit d’ordinaire cette Bibliothèque à celle de Du Verdier (V. ce nom).

Bibl. : Haureau, Histoire littéraire du Maine, t. II. CROIXANNEC. Com. du dép. du Morbihan, arr. et cant. de Pontivy ; 370 hab.

CROIXDALLE. Com. du dép. de la Seine-Inférieure, arr. deNeufchàtel-en-Bray, cant. de Londinières ; 360 bal). CROIXILLE (La). Com. du dép. de la Mayenne, arr. de Laval, canton de Chaillaud ; 1,210 hab. CROIXMARE. Coin, du dép. de la Seine-Inférieure, arr. de Rouen, cant. de Pavilly ; 604 hab. CROIXRAULT. Com. du dép. de la Somme, arr. d’Amiens, cant. de Poix ; 395 hab.

CROIZET. Com. du dép. de la Loire, arr. de Roanne, cant. de Saint-Symphorien ; 509 hab.

CROIZETTE (M Ue Sophie), comédienne française, née à Saint-Pétersbourg en 1848. Fille d’une danseuse qui fournit, dit-on, une brillante carrière en Russie, elle entra au Conservatoire en 1867, dans la classe de Bressant, et en sortit en 1869 avec un premier prix de comédie. Sa haute taille, sa beauté opulente et la nature de son talent lui interdisaient l’emploi des ingénues et la prédestinaient au rôle des grandes coquettes. Elle parut pour la première fois à la Comédie-Française en janv. 1870, avec succès, dans le rôle de la reine Anne, du Verre d’eau. Sa diction nette et mordante, sa physionomie expressive, la grâce élégante et souple de sa tournure, ses accents tantôt dédaigneux, tantôt passionnés, lui valurent bientôt une situation brillante dans le personnel de la Comédie, où elle fut reçue sociétaire en 1X73. On la vit dans Nany et dans Y Eté de la Saint- [artin, de M. Meilhac, dans V Acrobate, de M. Octave Feuillet, dans Jean de Thomeray, d’Augier et Sandeau, en même temps qu’elle reprenait quelques ouvrages du répertoire moderne : Mademoiselle de la Seiglière, le Demi-Monde, On ne badine pas avec l’Amour, un Caprice, le Chandelier, le Marquis de Villemer, V Aventurière... M lle Croizette aborda rarement le répertoire classique ; on la vit pourtant dans le Legs, dans Suzanne du Mariage de Figaro, et même dans Célimène du Misanthrope. Ses derniers succès ont été les plus éclatants ; ce sont ceux qu’elle a obtenus dans le Sphinx, de M. Octave Feuillet, dans V Etrangère, de M. Alexandre Dumas, dans les Fou ;•chambault, de M. Emile Augier, et surtout dans la Princesse de Bagdad, de M . Dumas, qui fut sa dernière création. Après douze années seulement de service, M Ue Croizette,