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XVII

UN ATELIER


Lorsque Pé-Kang sortait de chez Didier, il courait chez Martial. Là, son esprit se reposait. Les discussions philosophiques ne trouvaient aucun écho dans le cœur du peintre, qui d’ordinaire ajoutait au nom des penseurs les plus graves l’épithète de songe-creux.

Martial mit un jour toutes les défaillances des artistes sur le compte d’un malheureux économiste qui s’était aventuré dans son atelier.

— Monsieur, lui dit le peintre, c’est vous qui tuez l’art ! vous, qui prêchez avec trop de succès