Page:Lamarck - Philosophie zoologique 2.djvu/99

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


d’être cités, ne soient pas généraux à l’égard des corps vivans, ne le soient pas même relativement aux animaux, ils sont néanmoins très-fondés à l’égard d’un grand nombre de ces derniers et du corps humain vivant ; et ils prouvent effectivement l’existence d’une force particulière qui anime les corps qui jouissent de la vie ; mais cette force ne résulte nullement de lois propres à ces corps ; elle prend sa source dans la cause excitatrice des mouvemens vitaux. Or, cette cause qui, dans les corps vivans, peut donner lieu à la force en question, ne sauroit la produire dans les corps bruts ou sans vie, et ne sauroit animer ces derniers, quoiqu’elle soit influente à l’égard des uns et des autres.

D’ailleurs, la force dont il s’agit ne soustrait pas totalement les différentes parties des corps vivans à l’empire des affinités chimiques ; et M. Richerand convient lui-même qu’il se passe dans les machines animées des effets bien évidemment chimiques, physiques et mécaniques ; seulement ces effets sont toujours influencés, modifiés et altérés par les forces de la vie. J’ajouterai aux réflexions de M. Richerand sur ce sujet, que les altérations et les changemens que les effets des affinités chimiques produisent dans les parties des corps vivans, où ils tendent à détruire l’état de choses propre à y conserver la