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au défaut de moyens, on a tranché la difficulté, en supposant des lois particulières que l’on s’est dispensé en même temps de déterminer.

Pour prouver que les corps qui possèdent la vie sont assujettis à un ordre de lois qui est différent de celui auquel obéissent les êtres inanimés, et que les premiers jouissent, en conséquence, d’une force particulière, dont la principale propriété est, dit-on, de les soustraire à l’empire des affinités chimiques, M. Richerand cite les phénomènes que présente l’observation du corps humain vivant ; savoir : « l’altération des alimens par les organes digestifs ; l’absorption qu’opèrent les vaisseaux chyleux de leur partie nutritive ; la circulation de ces sucs nourriciers dans le système sanguin ; les changemens qu’ils éprouvent en traversant les poumons et les glandes sécrétoires ; l’impressionnabilité par les objets extérieurs ; le pouvoir de s’en rapprocher ou de les fuir ; en un mot, toutes les fonctions qui s’exercent dans l’économie animale. » outre ces phénomènes, ce savant cite, comme preuves plus directes, la sensibilité et la contractilité, deux propriétés dont sont doués les organes auxquels les fonctions qui s’exécutent dans l’économie animale sont confiées. (Élémens de Physiologie, vol. I, p. 81.)

Quoique les phénomènes organiques qui viennent