Page:Lamarck - Philosophie zoologique 2.djvu/88

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


plus simple, et dès lors jouir des premiers mouvemens de la vie.

Sans doute, il n’est jamais arrivé que des matières non organisées et sans vie, quelles qu’elles pussent être, aient pu, par un concours quelconque de circonstances, former directement un insecte, un poisson, un oiseau, etc., ainsi que tel autre animal dont l’organisation est déjà compliquée et avancée dans ses développemens. De pareils animaux n’ont pu assurément recevoir l’existence que par la voie de la génération ; en sorte qu’aucun fait d’animalisation ne peut les concerner.

Mais les premiers linéamens de l’organisation ; les premières aptitudes à recevoir des développemens internes, c’est-à-dire, par intus-susception ; enfin, les premières ébauches de l’ordre de choses et du mouvement intérieur qui constituent la vie, se forment tous les jours sous nos yeux, quoique jusqu’à présent on n’y ait fait aucune attention, et donnent l’existence aux corps vivans les plus simples, qui se trouvent à l’une des extrémités de chaque règne organique.

Il est bon d’observer que l’une des conditions essentielles à la formation de ces premiers linéamens de l’organisation, est la présence de l’humidité, et surtout celle de l’eau en masse fluide. Il est si vrai que ce n’est uniquement qu’à