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dans ces mêmes parties une disposition qui n’y existoit pas auparavant ; que détruire la cohésion de celles de ces parties qui doivent être désunies ; que séparer les solides des fluides dans l’ordre qu’exige l’organisation déjà esquissée ; et que disposer les deux sortes de parties de cet embryon à recevoir le mouvement organique.

Enfin, vous concevrez que le mouvement vital qui succède immédiatement à la fécondation dans les mammifères, et qui, au contraire, dans les ovipares et dans les végétaux, ne s’établit qu’à l’aide de diverses sortes d’incubation pour les uns, et de la germination pour les autres, doit ensuite développer peu à peu l’organisation des individus qui en sont doués.

Nous ne pouvons pénétrer plus avant dans le mystère admirable de la fécondation ; mais la considération qui le concerne et que je viens d’exposer, est incontestable ; et elle repose sur des faits positifs qui me semblent ne pouvoir être révoqués en doute.

Il importoit donc de faire remarquer que, dans un autre état de choses, la nature imite elle-même, pour ses générations directes, le procédé de la fécondation qu’elle emploie dans les générations sexuelles ; et qu’elle n’a pas besoin, pour cela, du concours ou des produits d’aucune organisation préexistante.