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est comparable à la peau des animaux. De là l’on conçoit que la surface externe de cette écorce, plus désorganisée encore que l’écorce elle-même, par les causes que je viens d’indiquer, doit constituer cette pellicule extérieure qu’on nomme épiderme, soit dans les végétaux, soit dans les animaux.

Ainsi, si l’on considère les végétaux sous le rapport de leur organisation intérieure, tout ce qu’ils nous montrent de saisissable est, pour les plus simples d’entre eux, un tissu cellulaire sans vaisseaux, mais diversement modifié, étendu ou resserré dans ses expansions, par la forme particulière du végétal ; et pour ceux qui sont plus composés, un assemblage de cellules et de tubes vasculiformes de différentes grandeurs, ayant, la plupart, des pores latéraux, et des fibres plus ou moins abondantes qui résultent du resserrement et de l’endurcissement qu’une partie des tubes vasculaires a été forcée de subir. Voilà tout ce que présente l’organisation intérieure des végétaux, relativement aux parties contenantes, leur moelle même n’en étant pas exceptée.

Mais si l’on considère les végétaux sous le rapport de leur organisation extérieure, tout ce qu’ils nous offrent de plus général et de plus essentiel à remarquer, comprend :

1°. Toutes les particularités de leur forme,