Page:Lamarck - Philosophie zoologique 2.djvu/60

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


leurs parties contenantes, un tissu cellulaire plus ou moins serré, dont les cellules plus ou moins allongées, communiquent entre elles par des pores, et des tubes vasculaires de différente forme et grandeur, ayant, la plupart, des pores latéraux, ou quelquefois des fentes.

Tous les détails qui ont été présentés sur ce sujet fournissent peu d’idées claires et générales, et les seules qu’il nous semble convenable d’admettre comme telles, sont :

1°. Que les végétaux sont des corps vivans plus imparfaits en organisation que les animaux, et dans lesquels les mouvemens organiques sont moins actifs, les fluides s’y mouvant avec plus de lenteur, et l'orgasme des parties contenantes n’y existant que d’une manière très-obscure ;

2°. Qu’ils sont essentiellement composés de tissu cellulaire, puisque ce tissu se reconnoît dans toutes leurs parties, et que dans les plus simples d’entre eux (les algues, les champignons, et vraisemblablement toutes les plantes agames), on le trouve à peu près seul et n’ayant encore subi que peu de modifications ;

3°. Que le seul changement que le tissu cellulaire ait éprouvé dans les végétaux monocotylédons ou dicotylédons, de la part des fluides qui ont été mis en mouvement dans ces corps, consiste en ce que certaines parties de ce tissu