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d’un corps vivant, et que les parties solides et souples qui les contiennent, ne soient étrangers à la cause que nous recherchons ici. Toutes ces parties forment ensemble l’équipage du mouvement, selon la comparaison déjà faite, et ce n’est nullement le propre d’aucune d’elles de constituer la force dont il est question, c’est-à-dire, le ressort moteur, ou la cause excitatrice des mouvemens de la vie.

Ainsi, on peut assurer que, sans une cause particulière qui excite et entretient l'orgasme et l'irritabilité dans les parties souples et contenantes des animaux, et qui, dans les végétaux, y produit seulement un orgasme obscur, et y meut immédiatement les fluides contenus, le sang des animaux qui ont une circulation et la sanie blanchâtre et transparente de ceux qui n’en ont pas, resteroient en repos, et bientôt se décomposeroient, ainsi que les parties qui contiennent ces fluides.

De même, sans cette cause excitatrice des mouvemens vitaux, sans cette force ou ce ressort qui fait exister dans un corps la vie active, la séve et les fluides propres des végétaux resteroient sans mouvement, s’altéreroient, s’exhaleroient, enfin opéreroient la mort et le desséchement de ces corps vivans.

Les philosophes anciens avoient senti la néces-