Page:Lamarck - Philosophie zoologique 2.djvu/54

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


corps, dépourvus d’organes spéciaux, ne se développent, ne s’accroissent, et ne se multiplient ou ne se régénèrent que par une faculté d'extension et de séparation de parties reproductives qu’ils possèdent dans un degré très-éminent.

À la vérité, dans les végétaux, même dans les plus perfectionnés en organisation, il n’y a pas de vaisseaux comparables à ceux des animaux qui ont un système de circulation.

Ainsi, l’organisation intérieure des végétaux n’offre réellement qu’un tissu cellulaire plus ou moins modifié par le mouvement des fluides ; tissu qui est très-peu modifié dans les algues, dans les champignons, et même dans les mousses, tandis qu’il l’est beaucoup plus dans les autres végétaux, et surtout dans ceux qui sont dicotylédons. Mais partout, même dans les végétaux les plus perfectionnés, il n’y a véritablement à l’intérieur de ces corps vivans qu’un tissu cellulaire modifié en une multitude de tubes divers, la plupart parallèles entre eux, par suite du mouvement ascendant et du mouvement descendant des fluides, sans que ces tubes, dans leur structure, soient pour cela des canaux comparables aux vaisseaux des animaux qui possèdent un système de circulation. Nulle part ces tubes végétaux ne s’entrelacent et ne forment ces masses particulières de vaisseaux repliées et enlacées de mille manières,