Page:Lamarck - Philosophie zoologique 2.djvu/464

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


manchots, ont amené la formation des monotrèmes.

Enfin, si la branche des sauriens a donné lieu aux mammifères amphibies, il sera de toute probabilité que cette branche est la source où tous les mammifères ont puisé leur origine.

Je me crois donc autorisé à penser que les mammifères terrestres proviennent originairement de ceux des mammières aquatiques que nous nommons amphibies. Car ceux ci s'étant partagés en trois branches, par la diversité des habitudes qu’ils prirent à la suite des temps, les uns amenèrent la formation des cétacés, les autres celle des mammifères ongulés, et les autres encore celle des différens mammiféres onguiculés connus.

Par exemple, ceux des amphibies qui conservèrent l'habitude de se rendre sur les rivages, se divisèrent dans la manière de se nourrir. Les uns, parmi eux, s’habituant à brouter l'herbe, tels que les morses et les lamantins, amenèrent peu à peu la formation des mammifères ongulés, tels que les pachidermes, les ruminans, etc. ; les autres, tels que les phoques, contractant l'habitude de ne se nourrir que de poissons et d'animaux marins, amenèrent l'existence des mammifères onguiculés, par le moyen de races qui, en se diversifiant, devinrent tout-à-fait terrestres.

Mais ceux des mammifères aquatiques qui con-