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Les hommes qui s’efforcent, par leurs travaux, de reculer les limites des connoissances humaines, savent assez qu’il ne leur suffit pas de découvrir et de montrer une vérité utile qu’on ignoroit, et qu’il faut encore pouvoir la répandre et la faire reconnoître ; or, la raison individuelle et la raison publique, qui se trouvent dans le cas d’en éprouver quelque changement, y mettent en général un obstacle tel, qu’il est souvent plus difficile de faire reconnoître une vérité que de la découvrir. Je laisse ce sujet sans développement, parce que je sais que mes lecteurs y suppléeront suffisamment, pour peu qu’ils aient d’expérience dans l’observation des causes qui déterminent les actions des hommes.

En finissant ce chapitre sur les principaux actes de l’entendement, je termine en même temps ce que je m’étois proposé d’offrir à mes lecteurs dans cet ouvrage.

Malgré les erreurs dans lesquelles j’ai pu me laisser entraîner en le composant, il est possible qu’il contienne des idées et des considérations qui soient utiles, d’une manière quelconque, à l’avancement de nos connoissances, jusqu’à ce que les grands sujets dont j’ai osé m’y occuper soient traités de nouveau par des hommes capables d’y répandre plus de lumières.

FIN DU SECOND ET DERNIER TOME.