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besoin moral ressenti ; et les sensations, qui n’appartiennent en rien à l’intelligence.

Je dis que le désir n’est qu’un besoin, ou que la suite d’un besoin ressenti, et je me fonde sur ce que les besoins doivent être partagés en besoins physiques et besoins moraux.

Les besoins physiques sont ceux qui naissent à la suite de quelque sensation ; tels que ceux de se soustraire à la douleur, au malaise, de satisfaire à la faim, à la soif, etc.

Les besoins moraux sont ceux qui naissent des pensées et auxquels les sensations n’ont point de part ; tels que ceux de chercher le plaisir, le bien-être, de fuir un danger, de satisfaire son intérêt, son amour propre, quelque passion, quelque penchant, etc., etc. : le désir est de cet ordre.

Les uns et les autres de ces besoins émeuvent le sentiment intérieur de l’individu, à mesure qu’il les ressent, et ce sentiment met aussitôt en mouvement le fluide nerveux qui peut produire les actions, soit physiques, soit morales, propres à y satisfaire.

Examinons maintenant chacune des facultés du premier ordre, dont l’ensemble constitue l’entendement ou l’intelligence.