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quelqu’un apercevra l’erreur que je ne fais qu’indiquer, et en fera une démonstration complète. Alors, en reconnoissant tout ce que nous devons à l’art des signes, on reconnoîtra en même temps que ce n’est qu’un art, et qu’il est conséquemment étranger à la nature.

Je conclus des observations et des considérations exposées dans ce chapitre :

1°. Que les différens actes de l’entendement exigent un organe spécial ou un système d’organes particulier pour pouvoir s’exécuter, comme il en faut un pour opérer le sentiment, un autre pour le mouvement des parties, un autre pour la respiration, etc. ;

2°. Que, dans l’exécution des actes de l’intelligence, c’est le fluide nerveux qui, par ses mouvemens dans l’organe dont il s’agit, est la seule cause agissante, l’organe lui-même n’étant que passif, mais contribuant à la diversité des opérations par celle de ses parties, et par celle des traits imprimés qu’elles conservent ; diversité réellement inappréciable, puisqu’elle s’accroît à l’infini, selon que l’organe est plus exercé ;

3°. Que les idées acquises sont les matériaux de toutes les opérations de l’entendement ; qu’avec ces matériaux, l’individu qui exerce habituellement son intelligence, peut s’en former continuellement de nouvelles ; et que le moyen qu’il peut