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que je ne puis faire ; j’ai exposé ailleurs mes motifs à cet égard. À la vérité, je crois que l’air est composé d’oxygène et d’azote, et je sais qu’il contient du calorique interposé entre ses parties, parce que, dans notre globe, il n’y a nulle part de froid absolu. Je suis même très-persuadé que le fluide combiné et fixé qui, dans son dégagement, se trouve changé en calorique expansif, faisoit auparavant partie constituante de notre sang ; que ce fluide combiné s’en dégage sans cesse partiellement, et que, par son dégagement successif, il produit notre chaleur interne. Ce qui doit nous faire sentir que cette chaleur interne ne vient pas de notre respiration, c’est que si nous ne réparions continuellement les pertes que fait notre sang, par des alimens et conséquemment par un chyle toujours renouvelé qui s’y verse, notre respiration, sans cette réparation, ne rendroit pas à notre sang les qualités qu’il doit avoir pour la conservation de notre existence.

Le bénéfice que les animaux retirent de leur respiration n’est pas douteux ; leur sang en reçoit une réparation dont ils ne pourroient se passer sans périr ; et il paroît qu’on est fondé à croire que c’est en s’emparant de l’oxygène de l’air, que le sang reçoit une des réparations qui lui sont indispensables. Mais dans tout cela, il n’y