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vraisemblable. Tout y est le produit de l’imagination ; mais ses efforts, à cet égard, ont été bornés par la nécessité de n’admettre que des causes physiques compatibles avec les facultés connues des matières considérées, en un mot, que des causes dont l’existence est possible, et même présumable. Enfin, relativement aux actes physiques que je vais essayer d’analiser, comme rien de ce qui les concerne ne peut être aperçu, rien conséquemment ne peut être prouvé.

Je dois prévenir que je distingue et que nous recevons réellement deux sortes d’idées ; savoir :

Les idées simples ou directes ;

Les idées complexes ou indirectes.

J’appelle idées simples, toutes celles qui proviennent directement et uniquement des sensations remarquées, que des objets, soit hors de nous, soit en nous-mêmes, peuvent nous faire éprouver.

Je nomme idées complexes, toutes celles qui se forment en nous, à la suite de quelqu’opération de notre entendement, sur plusieurs idées déjà acquises, et qui conséquemment n’exigent pour se former aucune sensation directe.

Les idées, quelles qu’elles soient, sont le résultat des images ou des traits particuliers d’objets qui nous ont affectés ; et ces images ou ces traits ne deviennent des idées pour nous, que lors-