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vent la faire remarquer par quelques signes extérieurs.

Nous venons de considérer, sous le rapport de ses généralités principales, l’organe qui donne lieu à l’intelligence ; nous allons maintenant passer à l’examen de ce qui concerne la formation des idées.

Formation des idées.

Mon objet ici n’est pas d’entreprendre l’analise des idées, non plus que de montrer comment ces idées se composent et s’étendent, en un mot, comment, ou par quelle voie, l’entendement se perfectionne. Assez d’hommes célèbres depuis Bacon, Locke et Condillac, ont traité ces matières et ont répandu sur elles le plus grand jour : ainsi je ne m’en occuperai pas.

Mon but, dans cet article, est seulement d’indiquer par quelles causes physiques les idées peuvent se former, et de faire voir que les comparaisons, les jugemens, les pensées, et toutes les opérations de l’entendement, sont aussi des actes physiques qui résultent des relations qu’ont entre elles certaines sortes de matières en action, et qui s’exécutent dans un organe particulier qui a acquis graduellement la faculté de les produire. Tout ce que je vais exposer sur ce sujet important se trouve entièrement réduit à ce qui est