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action est en eux la suite de quelque émotion de leur sentiment intérieur.

Il n’y a donc que les animaux qui, outre un système nerveux, possèdent encore l’organe spécial dans lequel s’exécutent des idées complexes, des pensées, des comparaisons, des jugemens, etc., qui jouissent de la faculté de vouloir, et qui puissent exécuter des actes de volonté. C’est apparemment le cas des animaux à vertèbres : et puisque les poissons et les reptiles ont encore un cerveau tellement imparfait qu’il ne peut remplir entièrement la cavité du crâne, ce qui indique que leurs actes d’intelligence sont extrêmement bornés, c’est au moins dans les oiseaux et les mammifères, qu’on doit reconnoître la faculté de vouloir, ainsi que la jouissance d’une volonté déterminatrice de plusieurs des actions de ces animaux ; car ils exécutent évidemment différens actes d’intelligence, et ils ont effectivement l’organe particulier qui les rend capables de les produire.

Mais, j’ai déjà fait voir que, dans les animaux qui possèdent un organe spécial pour l’intelligence, toutes les actions ne résultoient pas exclusivement d’une volonté, c’est-à-dire, d’une détermination intellectuelle et préalable, qui excite la force qui les produit. Certaines d’en-