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coquille. Tant que leur organisation ne sera pas changée, ils feront toujours l’un et l’autre ce qu’on leur voit faire, et ils ne le feront ni par volonté, ni par raisonnement.

Ce n’est que dans les animaux à vertèbres, et, parmi eux, c’est surtout dans les oiseaux et les mammifères qu’on peut observer, à l’égard de leurs actions, des traits d’une véritable industrie ; parce que, dans les cas difficiles, leur intelligence, malgré leur penchant aux habitudes, peut les aider à varier leurs actions. Ces traits, néanmoins, ne sont pas communs, et ce n’est guères que dans certaines races qui s’y sont plus exercées, qu’on a des occasions fréquentes de les remarquer.

Examinons actuellement ce qui constitue cet acte qui détermine à agir, et auquel on a donné le nom de volonté ; et voyons s’il est effectivement le principe de toutes les actions des animaux, comme on l’a pensé.