Page:Lamarck - Philosophie zoologique 2.djvu/311

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


les animaux dont il s’agit, l’existence d’une force excitatrice de tout mouvement quelconque, provenant uniquement de causes extérieures.

Ainsi, dans les animaux imparfaits, la force qui produit, soit les mouvemens vitaux, soit les mouvemens du corps ou de ses différentes parties, est entièrement hors de ces animaux : ils ne la régissent même pas ; mais ils régularisent plus ou moins, comme je l’ai dit plus haut, les mouvemens qu’elle leur imprime, et cela, par le moyen de la disposition intérieure de leurs parties.

Cette force est le résultat de fluides subtils (tels que le calorique, l'électricité, et peut-être d’autres encore) qui, des milieux environnans, pénètrent sans cesse ces animaux, mettent en mouvement les fluides visibles et contenus de ces corps, et excitant l’irritabilité de leurs parties contenantes, donnent lieu alors aux divers mouvemens de contraction qu’on leur voit produire.

Or, ces fluides subtils, pénétrant et se mouvant sans cesse dans l’intérieur de ces corps, se frayent bientôt des voies particulières, qu’ils suivent toujours jusqu’à ce que de nouvelles leur soient ouvertes. De là, l’origine des mêmes sortes de mouvemens qui se remarquent dans ces animaux, dont ces fluides constituent le moteur ; et de là, encore, l’apparence d’un penchant irrésistible qui les contraint d’exécuter ces mouvemens qui,