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tre elles, et qui ne va pas néanmoins au point de rompre la cohésion de ces parties, est connue sous le nom d’éréthisme, dont le maximum produit l’inflammation ; et l’excessive diminution de l’orgasme, mais qui ne va pas au point de le rendre nul, est, en général, désignée par le nom d’atonie.

La tension qui constitue l’orgasme pouvant varier d’intensité entre certaines limites ; d’une part, sans détruire la cohésion des parties, et de l’autre part, sans cesser d’exister, cette variation rend possibles les contractions et les distensions subites de ces parties, lorsque la cause de l’orgasme est instantanément suspendue et rétablie dans ses effets. Voilà, ce me semble, la cause première de l’irritabilité animale.

La cause qui produit l’orgasme, c’est-à-dire, cette tension particulière des parties souples et intérieures des animaux, fait, sans doute, partie de celle que j’ai nommée cause excitatrice des mouvemens organiques ; elle réside principalement dans le calorique, soit seulement dans celui que fournissent les milieux environnans, soit à la fois dans celui-ci et dans le même calorique qui se produit sans cesse dans l’intérieur de beaucoup d’animaux.

En effet, il s’émane continuellement un calorique expansif du sang artériel de beaucoup