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lui ; qu’il peut être dominé, dans ses foibles émotions, par les hommes, dont l’intelligence est très-développée, tandis qu’il ne l’est que très-difficilement dans certains animaux, et qu’il ne l’est jamais dans ceux qui manquent d’intelligence ; qu’il est suspendu, dans ses fonctions, pendant le sommeil, et qu’alors il ne dirige plus les mouvemens que la portion libre du fluide nerveux peut éprouver ; qu’il peut être, aussi, interrompu et troublé, dans ses fonctions, pendant l’état de veille ; enfin, qu’il est le produit ; d’une part, du sentiment d’existence de l’individu ; et de l’autre part, de l’harmonie qui existe dans les parties du système nerveux, laquelle est cause que les portions libres du fluide subtil des nerfs, communiquent ensemble, et sont susceptibles d’éprouver un ébranlement général.

Il me paroît aussi très-évident, d’après le même exposé, que la sensibilité morale ne diffère de la sensibilité physique, qu’en ce que la première résulte uniquement des émotions provoquées par des actes de l’intelligence ; tandis que la deuxième n’est produite que par les émotions qu’excitent les sensations et les besoins qui en procurent.

Ces considérations, si elles sont fondées, me paroissent établir des vérités qu’il nous seroit