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moi indivisible de l’individu, et non par aucune partie de son corps prise séparément ; en sorte que ce n’est que par illusion qu’il croit que l’effet entier s’est passé dans le point qui a reçu l’impression qui l’a affecté ;

5°. Que tout individu qui remarque une sensation, qui la juge, qui distingue le point de son corps où elle est rapportée, en a une idée, y a pensé, a exécuté à son égard un acte d’intelligence, et conséquemment possède l’organe particulier qui peut en produire ;

6°. Qu’enfin, le système des sensations pouvant exister sans celui de l’entendement, l’individu qui est dans ce cas, n’exécute aucun acte d’intelligence, n’a point d’idées, et ne peut recevoir, de la part de ses sens affectés, que de simples perceptions qu’il ne remarque point, mais qui peuvent émouvoir son sentiment intérieur, et le faire agir.

Essayons maintenant de nous former une idée claire, s’il est possible, des émotions du sentiment intérieur de tout individu qui jouit de la sensibilité physique, et de reconnoître la puissance que cet individu en obtient pour l’exécution de ses actions.