Page:Lamarck - Philosophie zoologique 2.djvu/272

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


passe réellement dans la production des sensations ; voici comment il s’exprime sur ce sujet.

« L'on peut donc considérer les opérations de la sensibilité comme se faisant en deux temps. D'abord, les extrémités des nerfs reçoivent et transmettent le premier avertissement à tout l'organe sensitif ou seulement, comme on le verra ci-après, à l'un de ses systèmes isolés ; ensuite l'organe sensitif réagit sur elles, pour les mettre en état de recevoir toute l'impression ; de sorte que la sensibilité qui, dans le premier temps, semble avoir relué de la circonférence au centre, revient, dans le second, du centre à la circonférence ; et que, pour tout dire en un mot, les nerfs exercent sur eux-mêmes une véritable réaction pour le sentiment, comme ils en exercent une autre sur les parties musculaires pour le mouvement. » Rapp. du phys. et du moral, vol. I, p. 143.

Il ne manque à cet exposé du savant que je cite, que de faire sentir que le nerf qui, à son extrémité, reçoit et transmet le premier avertissement à tout le système sensitif, est le seul qui ensuite ne réagisse point ; et qu’il en résulte que la réaction générale des autres nerfs du système étant parvenue au foyer commun, se transmet nécessairement dans le seul nerf qui se trouve alors dans un état passif, et y porte jusqu’au point