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excite ; de même, sans doute, une partie du fluide nerveux se trouve moins à la disposition de l’individu que l’autre, afin de n’être point exposée à l’épuisement, et de pouvoir fournir sans cesse aux fonctions vitales.

Effectivement, le fluide nerveux n’étant jamais employé sans qu’il s’en consomme proportionnellement à son emploi, il étoit nécessaire que l’individu n’en pût consommer à son gré que la portion dont il peut disposer : il y a même, pour lui, de grands inconvéniens lorsqu’il épuise trop cette portion ; car alors une partie de celle en réserve devenant disponible, ses fonctions vitales en souffrent d’autant plus.

J’aurai plus loin différentes occasions de développer et d’éclaircir ces diverses considérations relatives au fluide nerveux ; mais auparavant examinons quel peut être le mécanisme des sensations, et voyons comment se produit l’admirable faculté de sentir.