Page:Lamarck - Philosophie zoologique 2.djvu/253

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


ral de réaction, il produit une sensation quelconque ;

2°. Toutes les fois qu’éprouvant un ébranlement général sans former de réaction, il cause les émotions du sentiment intérieur.

Ces distinctions relatives aux mouvemens que peut éprouver le fluide nerveux dans le système d’organes qui le contient, ne sauroient être prouvées par des expériences particulières ; au moins je n’en aperçois pas les moyens ; mais l’on trouvera probablement qu’elles sont fondées, si l’on prend fortement en considération les observations que j’expose dans cette troisième partie de ma Philosophie Zoologique, sur les différentes fonctions du système nerveux.

On pourra surtout se convaincre du fondement de ces distinctions, si l’on considère :

1°. Que l’influence nerveuse qui met les muscles en action, n’exige qu’une simple émission d’une portion du fluide nerveux sur les muscles qui doivent agir, et qu’ici le fluide subtil en question n’agit que comme excitateur ;

2°. Que, dans les actes de l’intelligence, les parties de l’organe de l’entendement ne sont que passives ; ne sauroient réagir à cause de leur extrême mollesse ; ne reçoivent point d’excitation de la part du fluide nerveux, mais seulement des impressions dont elles conservent les