Page:Lamarck - Philosophie zoologique 2.djvu/247

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


du fluide électrique ordinaire, puisque celui-ci traverse sans s’arrêter, et avec sa célérité connue, toutes les parties de notre corps, lorsqu’on forme la chaîne dans la décharge, soit d’une bouteille de Leyde, soit d’un conducteur électrique.

Il est même différent du fluide galvanique obtenu et mis en action par la pile de Volta : en effet, ce dernier, qui n’est encore que le fluide électrique lui-même, mais agissant avec moins de masse, de densité et d’activité que le fluide électrique que l’on dégage de la bouteille de Leyde, ou d’un conducteur chargé, reçoit de la circonstance dans laquelle il se trouve, quelques qualités ou facultés qui le distinguent du fluide électrique rassemblé et condensé par nos moyens ordinaires. Aussi ce fluide galvanique exerce-t-il plus d’action sur nos nerfs et sur nos muscles que le fluide électrique ordinaire : cependant le fluide galvanique dont il est question, n’étant point animalisé, c’est-à-dire, n’ayant point reçu l’influence que son séjour dans le sang (surtout dans le sang des animaux à sang chaud) lui fait acquérir, ne possède pas toutes les qualités du fluide nerveux.

Le fluide nerveux des animaux à sang froid étant moins animalisé, se trouve plus voisin du fluide électrique ordinaire, et surtout du fluide galvanique. C’est ce qui est cause que nos expé-