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On verra bientôt que ces considérations ne sont point étrangères à mon objet, qu’il est nécessaire d’y avoir égard, et qu’elles s’appliquent parfaitement à ce que j’ai à dire sur le fluide nerveux qu’il nous est si intéressant de connoître.

Nos observations étant maintenant trop avancées pour nous permettre de contester solidement ou de révoquer en doute l’existence d’un fluide subtil qui circule et se meut dans la substance pulpeuse des nerfs, voyons, sur ce sujet délicat et difficile, ce qu’il est possible de proposer de vraisemblable d’après l’état actuel des connoissances.

Mais avant de parler du fluide nerveux, il est très-important de présenter la proposition suivante :

Tous les fluides visibles, contenus dans le corps d’un animal, tels que le sang ou ce qui en tient lieu, la lymphe, les fluides sécrétés, etc., se meuvent avec trop de lenteur dans les canaux ou les parties qui les contiennent, pour pouvoir être capables de porter, avec la célérité nécessaire, le mouvement ou la cause du mouvement qui produit les actions des animaux ; ces actions, dans quantité d’animaux où on les observe, s’exécutant avec une promptitude et une vivacité surprenantes, et ces animaux les interrompant, les reprenant et les variant avec toutes les nuances