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et recourir de nouveau à des idées vagues et sans base, pour satisfaire notre curiosité à leur égard.

Relativement à la nécessité où l’on se trouve de rechercher dans les effets qu’il produit, la connoissance du fluide dont il est question, n’est-ce pas maintenant une chose reconnue, qu’il existe dans la nature différentes sortes de matières qui échappent à nos sens, dont nous ne pouvons nous emparer, et qu’il nous est impossible de retenir et d’examiner à notre gré ; des matières d’une ténuité et d’une subtilité si considérables, qu’elles ne peuvent manifester leur existence que dans certaines circonstances, et qu’au moyen de quelques-uns de leurs résultats qu’avec beaucoup d’attention nous parvenons à saisir ; des matières, en un mot, dont nous ne pouvons, jusqu’à un certain point, reconnoître la nature, que par des inductions et des déterminations d’analogie, que la réunion d’un grand nombre d’observations peut seule nous faire obtenir ? Cependant l’existence de ces matières nous est prouvée par les résultats qu’elles seules peuvent produire ; résultats qu’il nous importe tant de considérer dans différens phénomènes dont nous recherchons les causes.

Dira-t-on que, puisque nous possédons si peu de moyens pour déterminer, avec la précision